J’ai souvent l’impression, lorsque j’écris sur « les autres », c-à-d lorsque je n’écris ni une fiction ni une autobiographie, que je vole leurs vies, leurs visages, leurs environnements pour les enfermer dans une cage de mots.
J’ai eu un déclic le jour où j’ai publié un article entièrement rédigé à partir d’une citation. J’ai juste ouvert les guillemets et j’ai laissé Nabil Maztol parler et parler. Je n’ai rien dit. Je me suis contenté de mettre le point final.
Après l’avoir lu, des gens m’ont complimentée sur mon style d’écriture. Je n’avais pourtant rien inventé, rien embelli. Ce n’était pas mes mots, c’était juste Nabil qui parlait très bien et j’ai correctement retranscrit sa dictée.